Interview de Richard LAMURE et Armand CHOQUIN parue dans le magazine CAPITAL d'Octobre 2020

Découvrez l'interview de Richard LAMURE et Armand CHOQUIN publiée dans le magazine CAPITAL d'Octobre 2020, en kiosque actuellement.


  • TopSolid'International Team

Avec 47 millions de chiffre d’affaires en 2019 et 8 filiales dans le monde, le groupe TOPSOLID montre aux ETI françaises  la voie de la réussite à l’internationale. Depuis 1984, la société édite des logiciels de CAO, FAO, PDM et ERP pour les  secteurs de la Mécanique et du Bois. Les équipes développent de vrais partenariats dans le monde et accompagnent les clients dans la digitalisation de leurs sites industriels. Entretien avec  Richard Lamure,  PDG du groupe TOPSOLID et Armand Choquin, Directeur International.

Quelles sont les clefs de votre réussite ?

Notre cœur de métier est le pilotage de machines à commande numérique, mais nous apportons une panoplie d’outils complémentaires. TOPSOLID possède la gamme la plus riche dans le domaine de l’édition de logiciels à destination des industries. Nous sommes convaincus de la relocalisation industrielle en France. Le groupe TOPSOLID tient à préserver son indépendance et le savoir-faire de ses ingénieurs. Nous poursuivons ainsi le renforcement de nos équipes françaises de recherche et développement, afin de sortir de nouveaux produits et services pour l’industrie 4.0. En parallèle, notre société exporte ses solutions dans le monde via un véritable accompagnement des clients finaux. Nous croyons profondément dans le partenariat en local : c’est pour cela que nous développons des filiales et nous appuyons sur un réseau de distribution de grande qualité (véritables partenaires locaux de l’éditeur). Le groupe TOPSOLID va à la rencontre de ses clients pour comprendre leurs besoins, leur apporter des ressources et parfois les aider à se structurer. La société se nourrit de ces échanges et peut ainsi faire évoluer les produits pour l’ensemble de la communauté utilisatrice. Peu de PME ont une ouverture à l’international comme la nôtre et cela explique en partie la possibilité pour la société de réaliser des opérations de croissance externe même en période de crise sanitaire ! En ce sens, nous prévoyons de renforcer notre réseau de partenaires et de filiales dans les mois et années à venir.

Comment intervenez-vous auprès de vos partenaires étrangers ?

En premier lieu, nous sommes très rigoureux dans notre approche des marchés : cela passe par un choix minutieux des bons interlocuteurs locaux et des zones d’implantation à potentiel. Nous nous adressons à des régions déjà très fortes industriellement comme le continent européen et la Chine, ou en fort développement économique comme l’Amérique latine et le Maghreb.Il est capital de comprendre le contexte du pays dans lequel nous souhaitons nous implanter ainsi que les besoins des filiales ou des revendeurs partenaires, pour les accompagner dans la digitalisation   du secteur industriel et l’intégration des solutions TOPSOLID. Ainsi, nous segmentons notre réseau de distribution et nous avons des équipes dédiées pour chaque service. La force des Français à l’international, c’est une facilité à évoluer dans un contexte multiculturel : on ne prend pas nos collaborateurs de haut, on les écoute et on s’adapte. Nous parvenons ainsi à fédérer nos équipes autour d’un même projet et grâce à la confiance instaurée, nous les laissons piloter les sites industriels de manière autonome.

Dans le contexte actuel, quel message véhiculer au secteur industriel français ?

La crise ne doit pas stopper les investissements. Il faut être confiant et croire en notre capacité à rebondir et se développer. Cette période de ralentissement permettra aussi aux entreprises de se remettre en question et notamment sur l’amélioration de leur processus et de leur productivité : cela passe par la digitalisation. La France connaît un retard à ce niveau  et nous devons profiter de ce contexte pour le rattraper. Le groupe TOPSOLID est l’un des acteurs majeurs de ce changement : nous accompagnons notre clientèle pendant  mais  aussi  à  la sortie de crise, pour les aider à bien rebondir et à croître.


Source Media : Magazine CAPITAL Octobre 2020